Slow-dye

Brouillon de mon livre à paraître "Teintures végétales pour les curieuses et les flemmardes"

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Ce blog est un brouillon de livre à paraître: "Teintures végétales pour les curieuses et les flemmardes", qui sera édité chez Aladdin, la maison d'édition dont je suis président-concierge. Tant qu'à bosser, je partage ici avec les autres curieuses les résultats de mes recherches et essais en teintures végétales budget, peu gourmandes en eau et électricité, à partir de végétaux trouvés pour la plupart. Angle d'approche du sujet: non toxique. Ambiance: "Work in progress", car les billets sont des projets, à ne pas prendre à la lettre!

Quelques premiers tutos...

Watchmework.com

Je fais de llllllongues recherches sur la teinture alors que je ne l’utiliserai pour un début que pour teindre quelques fils de reliure et trois bouts de tissu. Ce n’est pas absurde. En fait, ce que j’aime, c’est chercher. Alors je trouve des prétextes concrets à l’exploration.

Pour ces explorations, j’ai oscillé entre la teinture par macérations (faisons travailler le temps) et la technique classique de Michel Garcia, qui, très pointu en chimie verte et en fondamentaux des plantes, revisite la teinture par bouillon et par cuve (indigo). 2012: macérations; 2014: je revois les bases classiques, plutôt que de commencer par les voies latérales, je m'y suis perdue et découragée.

J'ai délibérément choisi une photo sur fond de cuisine, en version non maquillée naturo: c'est l'ambiance de ce blog!

Je partagerai ici ce que je glane au fur et à mesure, non pas sous forme de tuto ou de livre pour débutants, mais sous forme de textes à l'intention des chercheuses de mon acabit qui connaissent déjà les bases via des bouquins essentiels.

Mon objectif : se reconnecter avec les traditions des Anciens, en les modernisant grâce aux connaissances actuelles (principe de mes livres, en particulier Pains et pâtes ressourçants) ; sans tomber dans le syndrôme « mamie-le-faisait » et en recyclant tout ce qu’on peut. Je voudrais travailler avec des plantes de proximité, si possible sauvages; ou des déchets glanés à proximité aussi.

  • option éconologique
  • choisir ce qu'on peut cueillir, récolter, cultiver, récupérer par chez nous
  • pas de plantes exotiques (sauf les envahissants comme phytolacca dans les forêts européennes);
  • pas de plantes qu'il faut acheter comme orcanette
  • pas de « racine de muguet des bois » que l'on peut cueillir, citée par Leuchs, malgré son rouge aussi beau que garance, pour éviter la prédation ; 

Dans les essais, je reprends malgré tout les grands classiques, pour me faire la main. Personnellement, je n'ai pas d'intérêt à teindre en classique, vu que cela a déjà été fait.

Je voudrais explorer de nouvelles voies.

En écrivant les billets, je pense toujours aux instits qui voudraient faire découvrir le végétal aux enfants: il faut donc que ce soit non dangereux et démocratique.

Je verbalise sur ce blog ce qui est évident pour certaines teinturières expérimentées, car c’est ainsi que j’apprends, tout simplement. Profitez-en!

Les images du blog: des photos perso, sauf mention contraire.