Slow-dye

Brouillon de mon livre à paraître "Teintures végétales pour les curieuses et les flemmardes"

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9.12 Billet d'humeur sur une rumeur en teinture végé

Rumeur: "ne pas utiliser de seau en plastique pour les mordants parce qu'ils relarguent des phtalates; l'eau deviendrait gluante après quelques semaines"
(msg de mamzelle I2 sur le blog de Jenny Dean - à vous de deviner qui est "I2", je l'ai renommée pour la bonne forme sous une forme de jeu mots; pas diff' à trouver, c'est un récent billet).

1/ Les phtalates des plastiques se libèrent surtout à la chaleur (microondes, par exemple), accessoirement à la simple chaleur (le cas des transfusions: les infirmières savent bien qu'après quelques utilisations les tubes deviennent tout mous... où sont passés les phtalates? dans le sang du malade, tiens...)

2/ on ne peut comparer les dégâts de phtalates qui se sont relargués dans le sang après des transfusions, par tuyau plastique interposé, avec un peu phtalates qui, hypothétiquement, seraient tranférés dans l'eau d'un seau en plastique phtalates - qu'on ne mangera d'ailleurs pas

3/ j'ai des seaux de soupe de clous ferreux dans du plastique depuis deux ans (oublié dans un coin du grenier), pas de gluance en vue.
Idem pour des seaux alcalins (pH +-10, parfois 12 pour la lessive de cendres). Ils sont naturellement glissants sous les doigts, c'est la lessive qui veut ça.

J'ai même depuis 5 ans de la chaux en pâte dans des seaux: si tu veux de l'alcalin, il y a pas pire. Pas d'attaque du plastique... Tout tient bien.

Et dire que même la très sage Jenny dean semble écouter I2 avec attention, si j'en crois sa réponse.

Ce mantra sans fondement entretient le rituel magique autour du "toxique", ce qui me motive à enfin terminer ce billet sur "Les teintures végétales en mordant minéral: ce n'est pas un procédé toxique". Ecrit pour ceux et celles qui veulent réfléchir par eux-mêmes. Les ritualistes n'ont rien à faire de mes billets, je les dérange plus que je ne les arrange...

Depuis le temps que je fais le même boulot en nutri, j'ai bien vu que je dérangeais quand je remettais en cause chez mes interlocuteurs "celui qui m'a sauvé", càd celui qui, le premier (gourou ou pas), à ouvert de nouvelles portes de connaissance, une nouvelle voie de réalisation de soi.

Mon boulot est de rappeler à ces personnes: "super, merci à ton prof monsieur X ou mademoiselle Y de t'avoir motivé à changer, mais ne te perds pas en lui. Deviens toi-même".

A peine mégalo comme objectif, dis donc. Bé oui, j'ai vu ce que j'ai vécu comme dégâts à mon âme quand je me suis perdue dans mes propres gourous... Tout simple.