Slow-dye

Brouillon de mon livre à paraître "Teintures végétales pour les curieuses et les flemmardes"

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19.11 Billet d'humeur du jour

Coup de griffe de la semaine. Ah ! quelle désolation, quelle perte de talents !  Pour la rédaction du récent billet "Explorer l'ambiance « nature » dans le monde du tricot, du crochet et du tissage", je voulais pointer le lecteur vers des vendeuses artisanales d'objets finaux en teintures naturelles sur matières nobles. Histoire de faire leur pub, dans l'ambiance "famille de coeur".

Une petite recherche dans les boutiques du site alittlemarket en France sur « teintures végétales » m’amène à de nombreux projets (foulards, coussins, etc.) à base de teinture par contact ou d’éco-dyeing, le dernier cri du bricolage non durable. Kfoui ! Acheter un tissu qui va s’affadir en deux ans ?

Déjà qu’il faut aimer un tissu dont la teinture ressemble plus à des taches qu’à un travail abouti…  Je visite souvent le site d'une poète de la fibre que j'ai la joie de connaitre et d'avoir interviewée (vidéo suivra... un jour): Clothogancho. Talent, finesse, équilibre, délicatesse. J'adore! Et pourtant, quand elle a fait de l'ecodyeing, je suis désolée Muriel mais c'était affreux. Alors que tout le reste de ses créations est un envol de l'esprit et de l'âme.

Je ne comprends pas, mais vraiment pas, le succès de l'ecodyeing depuis quelques années.
Sauf si, philosophiquement, on accepte que l'Occident est en suicide doux. Soyons honnête, je comprends mais je fais semblant que non... pour ne pas voir ce que je ne veux pas voir... Je suis comme tout le monde, on est humain, non?

Brèfle, sorry girls, je n'ai pas repris vos oeuvres dans le billet.