Slow-dye

Brouillon de mon livre à paraître "Teintures végétales pour les curieuses et les flemmardes"

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10.7 Résistance lumière des teintures végétales en macérations

Une des questions récurrentes: la couleur va-t-elle résister à la lumière? Pour bien faire, il faudrait aussi tester la résistance à la sueur, au lavage, aux frottements.

Je ne vais pas réinventer la roue. Des tests ont déjà été réalisés pour les techniques de bouillon classiques, soit en labo (voir le billetxx), soit par des passionnés rigoureux comme Maiwa. Voir leur série via http://maiwahandprints.blogspot.ca/2013/02/natural-dyes-alkanet.html. Ou comme les filles de Turkeyredjournal, voir les tests de Catharine Ellis dans le numéro 19. Elle a testé des mordants cellulose 4 ans après leurs premières aventures en acétatalunage & Cie en 2010. Résultats: pour un ton plus dense et pour un effet plus uni (mes bringeages!), il FAUT des tanins en plus d'AA. Huile: bof. Crottes de bique: bof.

Labo: nos techniques de fermenteuses diffèrent dans la mesure où ils travaillent pour l'industrie: ils vont vite (bouillons à 80-90°C), ils doivent avoir des résultats de nuances stables, etc. Ce n'est pas notre cas.

Maiwa: plus orientés artisanat d'art, mais toutes leurs teintures sont réalisées en bouillon classique. Or j'explore d'autres techniques.

Je commence le 4/7 mes tests de résistance lumière pour les laines et les fils teints en semi-bouillon ou macérations à froid.

Mon installation, au nord, derrière une vitre. Je compte repositionner les cartons toutes les semaines pendant trois semaines, pour voir l'effet lumière sur ce délai. Les tests d'Ulrike Bogdan (cont je présente le merveilleux bouquin dans quelques jours) indiquent qu'à plus de 3 semaines, rien ne bouge beaucoup plus. Pourquoi alors attendre les six mois que recommandent certains auteurs et s'encombrer l'espace ainsi?

NB après 1 semaine, j'ai déménagé le panneau en plein sud, dehors. Belgique oblige, je dois le rentrer régulièrement sinon ce sera un test de lavage simultané...

   

Le détail: sous peu, quand je publierai les résultats après 3 semaines.

il y a une partie de laines teintes en indigo à froid ou en mélanges terminés par de l'indigo à froid. Selon MG, teindre à froid ne sera pas durable. Je teste... Garder la teinture à froid me permet de ne pas gaspiller d'énergie, de ne pas risquer le feutrage en rinçant la laine trop vite dans un bain froid, de ne pas l'abîmer (puisque la cuve d'indigo est très alcaline, or il semble que l'alcalin à froid n'embête nullement la laine)...   

Il y a plusieurs fils laine ou lin ou coton teints en campeche/bouleau, à chaud ou à froid. Selon Dambourney, le bouleau rend le campeche plus solide. Voyons voir...

Garance à froid sur soie, fin de bain (une cuve qui traîne...)

Tous les fils et les laines sont mordancés au symplocos (20%), pour éliminer une variable (même pour de la grenade). Je n'ai combiné à aucun bain de fer ou de cuivre, qui rendraient plus solides à la lumière mais changeraient la donne.