Slow-dye

Brouillon de mon livre à paraître "Teintures végétales pour les curieuses et les flemmardes"

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26-3-2015 teintures végétales: teindre tissu/bringeage

Je cherche des techniques d'assemblages de tissu (bojagi, e.a.)car je ne dispose pas de larges pans de tissu teints en végétal.

J'ai employé des bouts de tissu pour les teintures végétales depuis quelques mois pour plusieurs raisons, l'une d'entre elles étant que je suis en périodes de test; l'autre étant qu'il est très difficile d'obtenir des teintures unies, sans bringeage, sur tissus. Avec mes fils de laine: fastoche, ça prend comme rien. Idem les fils de coton et de lin. Avec les tissus, ça craint un peu.

La solution des autres teinturières du net, si j'en crois mes échanges mail/stage et les blogs: elles ont décidé que faire des taches est très joli. Bleurks, j'ose pas vous montrer les résultats de l'ecodyeing qui n'a rien d'écologique puisqu'on y gaspille de beaux tissus.

J'ai d'ailleurs abandonné cette piste pour privilégier les pelotes de laine, car je n'obtenais pas de réponse à mes malheurs. Je n'ai eu aucune réponse à mes multiples questions aux deux profs avec qui j'ai suivi des stages (pour l'un d'eux: neuf jours, tout de même!). Ou alors j'ai reçu des réponses pour débutants, comme "tes casseroles de cuisson sont-elles propres et en bon état" (non mais dis!).

Mes recherches sur le net n'ont pas été concluantes.

  • Je mordance comme il faut, avec les doses qu'il faut, en remuant soigneusement les tissus pendant le mordançage.
  • Les tissus sont bien décatis au préalable.
  • J'extrais le jus de cuisson à ma manière, c'est vrai (macérations acides ou alcalines).
  • Mais je teins ensuite les tissus dans les règles: assez d'eau, remuage fréquent, température ad hoc.
  • Je les rince soigneusement, je les fais sécher pendus sur un fil (mais non pas en boule, eh malin!).

J'ai trouvé des parades, comme tremper cinq minutes les tissus dans de l'eau de cendres avant de les teindre. Les sels de Glauber: pas fameux chez moi, j'ai dû foirer. Mais la teinture sur tissus reste aléatoire chez moi. J'ai beau n'avoir payé qu'un fifrelin les soldes de coupons de soie Lamouret, je n'aime pas gaspiller.

Les tissus bringés, tachés: je ne les reteins pas, je perdrais énergie, argent, temps. J'en prélève les parties correctes pour les projets textiles; je jouerai du tampon ou du shibori sur les autres parties. Les teinturières du Sénégal obtiennent de superbes résultats en surteignant en nouage/fronçage des fonds très chaotiques (voir le livre de Patricia Gérimont: "Teinturières à Bamako : Quand la couleur sort de sa réserve", que j'ai eu en prêt au CLA, la bibliothèque de livres d'artistes de Boitsfort). Pour d'autres, je broderai sur les zones tachées.