Slow-dye

Brouillon d'un livre à paraître...   

  

5.8.2014 Teintures végétales: baies selon Carol Leigh

Carol Leigh (http://hillcreekfiberstudio.blogspot) aurait trouvé comment faire pour que les teintures de baies soient plus stables à la lumière, au frottement, au lavage et à la chaleur. Phytolacca dans ses essais, plante que je m'empresserai de tester bientôt.

Carol Leigh se spécialise depuis des années dans les teintures « sauvages » que je prône. La recette est reprise dans Harvesting Colour que je viens d'acheter.

Elle l’étudie depuis 18 ans, elle a même préparé une forme de thèse sur ses recherches. Pour avoir les couleurs fuchsia à magenta et framboise, trois conditions sont essentielles selon elle : concentration du bain, degré d’acidité du mordant et du bain de teinture, durée du bain à chaque étape.

http://www.hillcreekfiberstudio.com/CL-PokeberryRec.html

Pour elle, plus le rapport fibre/teinture est haut, plus la couleur tient sur la durée. Je n’ose pas traduire les doses qu’elle mentionne : un seau de 7 litres ( ??) de baies pour 250g de fibres ?

1/ Elle mordance à l’acide acétique: elle lave les fibres et les trempe, prémouillées, dans 10 à 15 litres d’eau qu’elle acidifie avec 120g d’acide acétique à 56%. Elle cuit 80-90°C pendant deux heures et laisse refroidir dans le bain une nuit.

NB ça équivaut à l’effet du trempage de la fibre en macérations acides, non ? Le pH chez elle doit être à 4 vu les doses d'acide.
NB2. La dernière technique de mordançage pour les fibres protéiques de Michel Garcia consiste à ne pas mordancer, mais cuire en monobain la teinture (quinones) avec de l'acide gallique, le tout à pH 4. Ses tests de résistance, en labo, indiquent une résistance lumière exceptionnelle. Héhé, il va revenir aux principes de la fermentation à la A.R., la boucle est bouclée...

2/ Extraction teinture. Elle acidifie aussi les baies écrasées, les fait chauffer (pas trop haut) pendant 30 minutes, et les laisse reposer une nuit.

NB équivaut à macération longue et acide en été

3/ Bain teinture. Elle combine le jus filtré des baies et l’eau acide des fibres. Elle cuit à 70-80°C pendant deux heures et laisser refroidir dans le bain (ce qui importe pour la tenue de la couleur, selon elle).

NB idem ressemble à macération si on suit sa technique à froid, à part qu'en fermentations/macérations les 3 étapes se font en une.

4/ post bain. Elle essore et laisse oxyder à l’air, sur des trames. Puis elle rince la teinture en excès sans rien utiliser de basique comme du savon.

NB pour continuer la comparaison avec les fermentations, elle ne basifie pas en fin de course; elle ne fait pas d'alternance acide/base. Isatinctoria insiste aussi sur l'oxydation, et moins sur l'alternance si j'ai bien compris.

Elle surimprime en indigo pour du violet dès que la teinture phytolaque est bien prise.

Comparer vinaigres: